Par Le Figaro avec AFP I Publié
Reconnaissant que le pays a pris du retard en matière de trains, Justin Trudeau a annoncé mercredi le lancement de la toute première ligne à grande vitesse entre les deux villes.
Ce projet de ligne à grande vitesse entre Toronto et Québec annoncé par Justin Trudeau (photo) est un véritable serpent de mer: cela fait des années que le Canada y réfléchit et hésite entre différentes options. Jennifer Gauthier / REUTERS
Reconnaissant que le pays a pris du retard en matière de trains, Justin Trudeau a annoncé mercredi le lancement de la toute première ligne à grande vitesse entre les deux villes.
Le premier ministre canadien Justin Trudeau a annoncé mercredi que le pays allait se doter de sa première ligne ferroviaire à grande vitesse entre Toronto et la ville de Québec, évoquant le «plus grand projet d'infrastructure de l'histoire du Canada». Ce projet est un véritable serpent de mer: cela fait des années que le Canada y réfléchit et hésite entre différentes options.
Reconnaissant que le Canada a pris du retard en matière de transport ferroviaire de passagers, Justin Trudeau a expliqué qu'actuellement les trains n'étaient pas assez rapides, pas assez fréquents et trop souvent retardés. Dans le pays, ce sont en effet les trains de marchandises qui sont prioritaires sur les voies ferroviaires forçant les autres à s'arrêter pour les laisser passer.
Réduction «de moitié» du temps de trajet
«Un réseau ferroviaire à grande vitesse fiable, efficace et rapide changera la donne pour les Canadiens, réduisant les temps de trajet de moitié», a déclaré Justin Trudeau lors d'une conférence de presse à Montréal, estimant que cela permettra de stimuler l'économie. Le gouvernement a sélectionné le consortium Cadence - CDPQ Infra, AtkinsRealis, Keolis, Systra, SNCF Voyageurs et Air Canada - pour la «phase de co-développement» chiffrée à 3,9 milliards de dollars canadiens (2,6 milliards d'euros) sur cinq ans.
La région qui sera desservie par la nouvelle ligne représente 18 millions de personnes, soit 44% de la population canadienne, mais aussi 40% du PIB. La ligne comprendra des arrêts dans la province de l'Ontario et au Québec: Toronto, Peterborough, Ottawa, Montréal, Laval, Trois-Rivières et Québec. Aucune date n'a été donnée pour la mise en service de cette ligne et les élections qui doivent se tenir dans les prochaines semaines pourraient encore remettre en cause le projet.