ANALYSE - Mettant en avant les nombreux atouts de son pays, le ministre des Finances canadien plaide pour un renforcement de l’alliance avec l’Europe.
Dans sa croisade protectionniste menée tous azimuts depuis avril dernier, Donald Trump n’a pas ménagé son voisin canadien malgré la très grande proximité et l’interdépendance des deux économies. Allant jusqu’à menacer d’annexion son partenaire commercial pour en faire le 51e État des États-Unis. Si ces attaques ont soulevé une fronde nationale et un boycott sans précédent du « made in America » par les Canadiens, l’impact n’a pas été aussi massif qu’attendu sur la croissance.
« L’économie canadienne est plus résiliente que certains experts le prédisaient, commente au Figaro le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, de passage à Paris dans le cadre d’une tournée européenne. Le Canada est le deuxième pays du G7 derrière les États-Unis pour lequel le FMI prévoit les plus fortes croissances en 2026 et 2027. » Sur le troisième trimestre, Ottawa a annoncé fin novembre une croissance de 2,6 % en rythme annualisé, alors que les économistes s’attendaient à 0,6 %. Une dynamique…